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Roues Gravel

Par Nicolas Penicaud


Nicolas Penicaud affectionne particulièrement les longues distances, et aime quitter l'asphalte de temps en temps.

Nous lui avons réaliser une paire de roues artisanales pour son vélo gravel en titane de la marque Grade 9.

Les caractéristiques spécifiques demandées pour ce projet sont :

  • Roues solides et performantes
  • Roues confortables et fiables
  • Jantes "larges" pour accepter les pneus de plus de 35mm
  • Roues à freinage disque
  • Roue avant équipée d'une dynamo

Compte tenu de ces caractéristiques, voici le montage que nous lui avons proposé :

  • Jantes Notubes ZTR Crest : jantes issues de la gamme VTT XC, pour avoir un bon compromis poids/fiabilité/rigidité.
  • Moyeu avant dynamo Son : la dynamo la plus performante du marché, très fiable, et très fluide.
  • Moyeu arrière DT240s : certainement le moyeu le plus fiable du marché, une référence sur laquelle on peut compter dans toutes les situations.
  • Rayons Sapim CX Sprint : des rayons aérodynamiques, fiables, solides, et qui apportent une excellente rigidité latérale, et un bon confort vertical.

Suite à une première sortie de quelques centaines de kilmoètres, Nicolas nous donne ses impressions :

" Salut Olivier,

Les roues que tu m’as monté sont tout simplement bluffantes. Nous avions convenu d’utiliser le moyeu dynamo SON à l’avant. Tu m’avais prévenu que les moyeux dynamo grattaient un peu et donc consommaient l‘énergie du cycliste, mais que celui-ci était le meilleur point de vue rendement et de loin malgré son prix plus élevé. A l’arrière nous avons choisi l’incontournable DT240S.

Pour la jante je te faisais entièrement confiance, je t’avais demandé comme premier critère du solide et ensuite de l’efficace. Tu m’a alors proposé la Crest Notubes.

Lorsque j’ai reçu ton montage, première impression, du très beau (comme pour ma paire de route).

Installation de la paire sur le vélo confectionné par Grade9 et direction Paris pour un départ le lendemain matin à 5h30 pour un essai grandeur nature sur du sérieux: Pavés (le Paris-Roubaix de 1896 organisé par Chilkoot).

Après le départ, nous traverserons les bois de Boulogne à la fraiche, le démarrage se fait tranquillement. Mais un premier point positif, je n’entend pas de bruit désagréable comme je craignais à propos du moyeu dynamo. Celui-ci s’est fait oublier tout le long du parcours.

Nous attaquerons une première côte très rapidement, au train, les roues tournent très bien, aucune sensation de perte de puissance entre les pédales et le bitume. Lors d’une deuxième côte, je ferais un petit teste de passage en force et en danseuse. Aïe l’impression d’être collé, d’avoir quelque chose qui te tire en arrière. En fait, j’essaierai avec un autre type de pneu et là ça passera beaucoup mieux quelques jours plus tard. Ceux utilisés pour Pavés n’étaient pas adaptés à cet exercice tout simplement (Specialized Trigger pro en 700x38C), mais sont résistant sur le bitume (c’était un test voulu pour la futur French Divide de cette été).

Vient ensuite du roulant, voir très roulant avec le groupe dans lequel je me trouvais. Je n’osais pas trop regarder le compteur car c’était le première fois que je roulais avec des roues plus « lourde » si je peux dire, moins aérodynamique et surtout avec des pneus large et à petit crampon. Quelle surprise quand je me décide au bout d’un moment de jeter un œil à la vitesse. Nous roulions à 32-33 de moyenne à la fraiche (6h30 du matin et 1°C) et chargé en mode bikepacking. Je n’en revenais pas.

Franchement Olivier, comment fais-tu pour nous faire des roues comme ça, c’est de la magie!!

J’ai tout de même ralenti, car j’avais peur de me cramer, c’était le première fois que je me lançais sur ce genre d’épreuve en autonomie totale et avec 28 secteurs pavés qui m’attendaient.

Je laisse donc partir le petit groupe de tête. En fait, je n’en aurai jamais été très loin et ne le saurait qu’à l’arrivée (417km plus tard), alors que je n’ai pas eu l’impression de forcer plus que cela.

Une belle descente un peu sinueuse me permettra de tester l’accroche des pneus sur la jante et surtout la stabilité à haute vitesse et aucune vibration parasite en dehors de celle engendré par le choix de pneu.

L’autre point vraiment très positif, c’est qu’une fois dans les secteurs pavés, je ne me suis pas trop posé de question, voir pas du tout, j’ai roulé malgré les secousses. La Trouée d’Arenberg n’est pas un mythe et est réellement défoncée. C’est le seul endroit où je me suis dit que je pourrai casser quelque chose. Bilan, seul la tige de selle se fendra dans l’un des derniers secteur (mais je m’y attendais). Pour le reste, rien... et les roues, pas un voile, même minime. Rien, nada, niet! Alors là, je suis comblé! Ah si, elles sont pleine de poussière, tu aurais pu installer une option anti-poussière ;)    Lorsque j’arrive sur le vélodrome de Roubaix, je me surprend à avoir encore du jus dans les jambes, les qualités roulantes de tes roues y sont pour quelque chose, c’est sûr. Je finirais pour le plaisir sur un petit sprint pour le principe.

Au final, je te dis un énorme merci Olivier, je vais pouvoir aborder la French Divide serein. Je sais que je peux compter sur ton montage prêt à tout épreuve et efficace, à condition de ne pas le ruiner avec un mauvais choix de pneus, mais la tu n’y est pour rien ;) et j’ai le temps de continuer les tests. "